19 Grand' Rue 31560 GIBEL 05 61 08 14 52 05 61 08 51 99 contactgibel@gmail.com

BENJAMIN HAUT

LE RETOUR DU PAIN AU LEVAIN avec Benjamin Haut

Gibel. Le retour du pain au levain avec Benjamin Haut

Les Gibelins ont la possibilité désormais d’acheter leur pain au village même, depuis que Benjamin Haut s’est lancé dans la fabrication d’un pain au levain qu’il commercialise le vendredi soir au Bistrot de Gibel, le café associatif ouvert récemment près de la mairie. (fermé pour congé jusqu’au 26 août).

Benjamin vit à Gibel depuis 2017, année où il a acheté une grange qu’il a patiemment retapée dans un ancien corps de ferme. D’origine mosellane, il a grandi dans le Lauragais avant de se fixer à Toulouse et de chercher sa voie en exerçant différents métiers.

De la mécanique au travail à la main

Titulaire d’un BEP de tourneur-fraiseur et d’ajustage, il a longtemps travaillé dans le domaine de la mécanique de précision dans le secteur spatial tout en cherchant à améliorer ses connaissances par le biais de la formation continue. « Rien », dit-il, « ne me prédisposait à la boulangerie quand j’ai découvert voilà cinq ans le pain au levain que faisait le boulanger d’un village voisin, à l’ancienne, sans machine, et le cuisait dans un four à bois. Le façonnage de la pâte au levain naturel prend beaucoup plus de temps qu’avec la levure du boulanger, 8 à 10 heures au lieu de 2 à 3 heures, mais le pain obtenu ainsi dégage un arôme particulier, se conserve longtemps et possède de meilleures qualités nutritives. J’ai tenté alors de faire mon pain moi-même dans ma cuisine : satisfait du résultat, je me suis lancé dans la préparation du CAP en autodidacte, en allant aider mon boulanger pendant un an et en apprenant les codes exigés pour l’examen que j’ai d’ailleurs passé avec succès en 2022 ».

Un fournil au village ?

Après avoir enrichi ses connaissances en remplaçant un artisan boulanger pendant trois mois, Benjamin s’est lancé véritablement dans le fournil mis à sa disposition par le boulanger voisin. Comme le modèle économique n’est pas encore viable, il travaille en mode associatif et commercialise son pain au bistrot de Gibel. « En remettant au goût du jour des méthodes ancestrales qui ont fait leurs preuves et en fournissant leur pain aux habitants de mon village, j’ai la sensation, poursuit Benjamin, de réaliser quelque chose qui a du sens tout en m’intégrant grâce au Bistrot de Gibel. Mon souhait maintenant est d’ élargir ma clientèle et, pourquoi pas, monter un fournil à Gibel ».

Article de LA DÉPÊCHE DU MIDI