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Gibel. Les sentiments au cœur du nouveau roman de Embvani

Gibel. Les sentiments au cœur du nouveau roman de Embvani

Qu’est ce qui est à l’origine de ce roman ?Ce livre répond à une demande de lecteurs qui avaient souhaité continuer le voyage commencé quelques années plus tôt avec un autre de mes ouvrages, « Le père, le fils et Marie ». J’avais bien accueilli cette sollicitation car moi aussi, j’avais envie de connaître ce qu’étaient devenus les héros de mon premier roman.Qu’est-ce qui fait courir Marie et Giovanni ?

C’est sans aucun doute leur amour l’un pour l’autre. Giovanni avait fait la connaissance à Toulouse de Marie, la maîtresse de son père. Et quand celle-ci s’était rendue compte qu’elle était, elle aussi, éprise de son presque « beau-fils », elle s’était enfuie au Congo, son pays, pour éviter un conflit entre le père et son fils. Dans mon nouveau roman, Giovanni, incapable de vivre loin de la belle métisse, va la suivre à Brazzaville. Dans le titre les deux mots, cadence et sentiments, tiennent une place de choix. En effet, les sentiments puissants qui animent Marie et Giovanni engendrent une cadence qui rythme la façon dont les amoureux vivent leur passion.

Quels thèmes abordez-vous à travers ce roman ?

Les différents aspects de la tradition du Congo sont largement développés dans l’ouvrage à travers la description des coutumes et des mœurs locales que découvre Giovanni, telles que la place des anciens au sein de la famille, l’organisation des mariages, la dot versée par l’époux, l’entrée dans le monde professionnel de Brazzaville… L’injustice concernant la possession des terres en Afrique du Sud par la communauté blanche est aussi abordée dans cet ouvrage, d’autant plus qu’elle est toujours d’actualité même après la fin de l’apartheid. Le racisme est aussi présent ainsi que l’homophobie, exprimés sous des formes à peine voilées par certains membres de la famille de Giovanni.

Quelles sont les réactions de sa famille à son retour en France ?

Malgré le traumatisme éprouvé par Sylvie, sa mère, à la découverte de l’identité de l’épouse de son fils, Marie, qui n’était autre que la belle métisse pour laquelle son mari Marco l’avait quittée, elle a bien réagi, soucieuse de préserver sa relation avec son fils, comprenant que Marie lui apportait l’équilibre dont il avait besoin pour l’empêcher de retomber dans un passé qu’elle considérait comme dissolu.